Fleur éphémère de la pensée... Dont les parfums purs ont hanté Baudelaire ... De son ardeur divine Où l'amante grise sa peine Où l'amant se réjouit un instant De l'orgueil sacré à l'éternel volupté De sa couleur pourpre Aux odeurs qui exaltent les arômes d'Antan Dans le miroir aux folles jointures de l'eau Du liseron sauvage A la rose rouge Corolle usée dans l'étang d'un oubli La luisance bleue des pierres jaillit Fleur éphémère de la pensée... Ta poésie se meurt aujourd'hui Aux brûlures des mots De ses lettres de chair et de sang Que personne n'écrit vraiment Et pourtant... Je ne sais que trop mes larmes versées Et mon encre asséchée... Fleur éphémère de la pensée Je te cueille depuis tant d'années Que tes essences n'ont plus de secret Bleu de fumée jusqu'à l'imaginaire Tu déroules ta lumière Que le temps a poli Des mois des années Dans le jardin des mystères Où l'écrivain se meurt A la lueur des mots Etouffé dans son cri ...
Mise à jour ; 12 mars 2005 Copyright © 2004, Les éditions Mélonic