Poèmes sur la nature

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Poème de nature, page 2

 

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Nos derniers poèmes sur la nature

 

Poème de Orso

L'abeille

S'ouvrent les yeux, se lève au ciel ;
Le dard aisé, la gueule au capricieux miel.
Vole, lèche le vent, sordide Abeille.

Et court, court poursuivre ce Soleil,
Petite créature à l'aube se réveille,
Et jouit des vies. Parcourt cette Terre
Et le placide et agonisant Ether.

L'odorat aux fragrances bigarrées
Naît dans ce Paradis de fleurs aimées.
Et délaisse sa semence, quelques vers
Aux romantiques donne la rime.

Jeune Abeille, Déesse magnanime
Offre la vie, complice mortelle, 
Et conçoit, ta race n'est pas éternelle.

Mais aux champs du vent,
Laisse couler l'horloge du temps.
J'écris ; Déesse de la Vie
Ton hégémonie aux milles espèces.

Et le crépuscule venu, délaisse l'élégie,
Aspire aux repos des Justes ; la caresse
De l'Abeille et des reines de mort, j'écris.

auvergne35@yahoo.fr
 

 

 

Poème de Orso

Et le Désert s'épanche ; ruisselle l'eau,
De la Terre est ce énième fléau.
L'Etre y vit, l'Etre y meurt
Puisque le Désert broie les heures.

Puissance armée du Soleil aride
Condamne les Mondes aux abîmes vides.
Et les fissures de la Terre déploient cette langue
De braise, de feu, de flamme, de lumière oblongue,
Règne suicidaire des Etres brûlés de sang,
Et le Désert étend Satan.

Météore de cendres liquides ; plainte languissante
Dont l'Echo pénètre l'esprit et l'âme rougeoyante.
Au sommet des Monts, hurle le Cour ;
Les veines brûlantes verse un océan d'ardeur
La lave répand un ciel de Lucifer.

Et le Désert s'étend dans l'Eden des Enfers.
L'Abeille fuit ; l'Echo s'isole ;
La Nature se retire ; les Mondes frôlent
Ce Désert, de sables corrompus.

Et moi ? J'érode de divers vers perdus
Cet Aven de poètes calcinés.
Et l'Echo juste murmuré,
Pleure une moelle consumée.
 

 

 

Poème de El Yaagoubi

Firmament

Les étoiles clignent
Ces lucioles infinies
Concert au firmament
Si enrichis d'ennuis
Le déclin des journées
Un rêve qui s'éteint
Les hommes méprisés
Au bas du ravin
Concert de souffrance
Un oil chargé de haine
Grand souci des âmes
Les horreurs de la guerre
Oppressent l'espérance
Créant le malheur
La paix et la guerre
S'affrontent en ennemis
Et l'amour et la haine
Et les hommes asservis
Tous ces hommes malheureux
Un amour généreux
Beni par le soleil
Si triste et silencieux
Et l'homme de la paix
Jouant de sa flûte
Un concert de souffrance
Accompagné de luth
Exécrables gibets
Impulsions sataniques
D'une grandeur tragique

a.e.y@caramail.com
 

 

 

Poème de Dr Elie K Mangoubi

Deuil et espérance

Alexandrie, sur la méditerranée
Tu as longtemps rayonnée
Mon coeur est tout en émoi
Qu'est-il advenue de toi?
Des communautés cultivées
Cosmopolites, diversifiées 
De grecs, italiens, français
Arméniens, libanais, anglais
Chrétiens, juifs, musulmans
Sans aucune différence louant
Le même Dieu vivaient en paix
En harmonie ensemble. Mais
Voilà, tu as décidé de changer
Par simple pudeur de te voiler.
Tu as donné le dos à la mer
Le regard tourné vers la terre
Adieu, la tolérance, la diversité
Où est mon Alexandrie bien aimée?
Ce qui faisait ton charme, ta beauté
Est maintenant oublié, enterré.
Les femmes ont mis leurs habits
De deuil pour demeurer amies
Avec le reste du pays. Alexandrie
Tu retrouveras un jour ta véritable
Vocation, ton identité remarquable
Des siècles passés pour redevenir
Cette Aphrodite à la beauté inégalée.
 

 

 

Poème de Dr Elie K Mangoubi

Héliopolis, la bien aimée

Héliopolis de mon enfance,
Je suis parti, il y a cinquante
Ans, heureux de t'avoir connu,
Nos amours un matin interrompu
Tu demeures dans mon esprit.
Souvent mon âme émue,je prie
En pensant à toi qui ma vu naître
Grandir et un jour disparaître.
Le temps s'est vite envolé,
Tous les deux vieillis et séparés,
Je me souviens encore de toi
Calme, paisible et avec émoi
De mon lycée, de ta Basilique
Synagogue, tes minarets, unique,
Tu demeures dans mes pensées
D'une incomparable beauté,
Jeune, ensoleillée, avenante,
Séduisante et émouvante.
Devenue centenaire, te souviens
Tu encore de moi, mes amis? Rien
Qu'un silence glaciale de ta part.
Est-ce de la rancoeur ou de l'oubli.
Tes enfants bannis sont partis
Pour des terres lointaines sans
Donner signes de vie. Maintenant
Septuagénaires et reconnaissants
Nous te disons avec sérénité
Adieu notre ville bien aimée.

 

 

 

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